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1.4. Des réponses à des publics spécifiquesDans le parc de l'agglomération, certains logements répondent à des besoins spécifiques liés à des populations qui se distinguent par leur statut, leur âge, leurs difficultés de vie, leurs faibles ressources ou leur mode de vie. Le développement d'une offre adaptée au vieillissement de la population dans le cadre du Schéma départementalDans un contexte de vieillissement de la population, et d'allongement de l'espérance de vie, la question de l'habitat des personnes âgées, et de la prise en compte des questions de mobilité se pose avec acuité dans l'agglomération comme sur l'ensemble du territoire national. Ainsi, d'après les projections de l'Insee, le nombre de personnes de plus de 85 ans en 2010 serait estimé à 3 784 pour les territoires de développement social (TDS)33 de Chambéry et de la couronne chambérienne, dont un tiers nécessiterait d'être accueilli par des structures spécifiques34. En juin 2006, la capacité d'accueil totale des personnes âgées sur Chambéry métropole (tous types de structures confondues) est de près de 1600 places. Certaines personnes âgées sont également accueillies dans des foyers ou des résidences sociales comme ceux de Adoma (11% des résidents avaient plus de 71 ans en 2003). D'ici quelques années, la question de l'accueil de ce public, composé en grande part de travailleurs migrants, dans des établissements plus adaptés risque de se poser. A l'échelle du PLH, et conformément aux orientations du Schéma départemental " personnes âgées " 2005-2010, cette problématique se traduit par :
Quelle réponse aux situations de handicap ?Plusieurs structures sont en charge de l'hébergement des adultes handicapés, représentant près de 240 places sur l'ensemble de l'agglomération. Le Schéma départemental des personnes handicapées prévoit une centaine de lits supplémentaires pour l'ensemble du bassin chambérien (englobant Chambéry métropole, la région d'Aix-les bains, et l'avant-pays d'Aix-les-Bains). L'hébergement des ménages à faibles ressources : une offre satisfaisante en nombre de places, mais inadaptée à certains publics et qui connaît des difficultés de sorties
Trois types d'hébergement sont proposés, en fonction de la durée d'hébergement prévue et de l'accompagnement social nécessaire ou non36 :
Plus précisément, la répartition de cette offre entre les différentes catégories s'opère ainsi : Hébergement d'urgence
36 Typologie proposée dans le cadre du dispositif COHPHRA (Connaissance de l'offre d'hébergement et des populations hébergées en Rhône-Alpes), mis en oeuvre par la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (DRASS).Par ailleurs, en matière d'hébergement d'urgence sur l'agglomération chambérienne :
Hébergement d'insertion et de logement temporaireLes Centre d'hébergement et de réinsertion sociale
Les structures d'hébergement de longue durée 59 unités représentant une capacité de 100 places au foyer des Epinettes à Barby. Les structures d'hébergement temporaire réparties sur 11 structures pour 105 places
Hébergement transitoire
L'association le Grillon gère complémentairement un parc de 182 logements loués aux organismes de logement social mais également à des particuliers sur l'ensemble de l'agglomération chambérienne. Cette offre se situe principalement à Chambéry (162 logements), mais également à Cognin (4), La Ravoire (4), Barby (3), La Motte Servolex (3), Barberaz (2), Jacob-Bellecombette (1), Saint-Alban-Leysse (1), Sonnaz (1), Saint-Jeoire Prieuré (1). L'analyse de l'offre d'hébergement montre qu'elle est conséquente en nombres de places offertes, mais les structures d'hébergement sont néanmoins confrontées à une pression très forte de la demande. En effet, la faible rotation constatée, en dépit d'une vocation avant tout temporaire, réduit le nombre de places réellement disponibles chaque année.
Aujourd'hui l'offre, importante en quantité, se révèle par ailleurs inadaptée aux besoins de certains publics :
Malgré l'importance des réponses offertes par les capacités d'accueil des structures d'hébergement et de logement des personnes défavorisées, quelle que soit la situation des ménages les plus défavorisés, la question de l'accès et du maintien dans un logement décent et adapté reste fondamentale, tout comme celle de l'accès au logement de "droit commun". L'accueil et l'habitat des gens du voyage : un large panel d'intervention qui ne répond que partiellement à la demandeAu-delà d'une seule réponse au stationnement des gens du voyage, Chambéry métropole s'est inscrite dans une démarche d'accompagnement de la sédentarisation des gens du voyage. Créatrice et gestionnaire d'une aire d'accueil de 50 places (aire d'accueil de la Boisse, à Chambéry), destinée à un public itinérant sur une durée annuelle maximale de trois mois, Chambéry métropole aménage et gère également des terrains familiaux, à l'attention d'un public sédentaire.
Malgré des efforts importants de réalisation de terrains familiaux, l'ensemble des besoins pour répondre au processus de sédentarisation dans lequel est inscrit une grande part des gens du voyage de l'agglomération chambérienne n'est pas satisfait. Aujourd'hui 16 sites de l'agglomération sont occupés par des gens du voyage sédentarisés, dont quatre terrains familiaux réhabilités ou en cours de réhabilitation, deux sites d'habitat dit "adapté", neuf terrains mis aux normes d'hygiène et de sécurité, et un terrain aujourd'hui occupé sans autorisation. Ils sont répartis sur six communes : Ils concernent 68 ménages, soit 209 personnes, dont 95 mineurs.
Le processus de sédentarisation des gens du voyage se caractérise aussi par le développement des demandes de logement de droit commun, et révèle souvent une inadaptation des logements, tant au niveau des charges induites (fluides, chauffage, etc.), que du produit en lui-même, comme en témoigne le nombre de demandes de (re)logements en attente et le nombre de familles qui demandent à sortir du locatif pour intégrer un terrain familial (10 demandes en attente en 2007). Lorsque le logement de droit commun se révèle inadapté aux besoins des familles, des opérations dites "tiroirs" sont envisagées, sans forcément aboutir, compte tenu de la pénurie de terrains familiaux susceptibles de répondre à des demandes de (re)logement.
Dernier outil d'intervention utilisé par Chambéry métropole pour apporter des réponses à l'habitat des gens du voyage, la signature d'une convention-cadre pour l'habitat adapté. L'objectif prioritaire de cette convention-cadre est de mettre en réseau un ensemble d'acteurs par le développement d'une démarche intégrant :
Concrètement, ces objectifs se matérialisent à travers deux types d'opérations : celles dites d'habitat "en dur" et celles dites d'habitat "léger" (mobil-home, chalets). Les premières mobilisent des financements de droit commun (PLAI et financements prévus pour l'aménagement de terrains familiaux), tandis que les secondes, qui présentent souvent un caractère d'urgence,font appel à des financements dérogatoires. Le fonctionnement des terrains familiaux démontre les limites de ce type d'équipement en termed'habitat, en ce qu'il répond uniquement à la question du stationnement. De son côté, le logement de droit commun reste peu adapté au mode de vie des gens du voyage,qui ont une relation à l'espace spécifique, et une appréhension difficile de la vie en collectif, tandisqu'ils privilégient le regroupement familial et le maintien de leurs enfants installés en ménage,auprès d'eux. Enfin, les projets "d'habitat adapté" offrent une réponse plus pertinente mais représentent des coûts lourds pour la collectivité, compte tenu du coût du foncier et de la localisation des sites quiont généralement un fort impact sur les coûts de raccordement aux réseaux et la mise hors d'eau des terrains. Le logement des étudiants : une offre suffisante mais pas toujours adaptéeAvec le site universitaire de la commune de Jacob-Bellecombette, ainsi que la proximité du site du Bourget-du-Lac, l'agglomération chambérienne est une ville universitaire qui accueille de nombreux étudiants. En juin 2006, 5198 étudiants étaient inscrits à l'université de Savoie sur le site de Jacob-Bellecombette et 3339 au Bourget-du-Lac, soit un total de 8537 étudiants. D'après les données recensées par l'Université de Savoie pour la rentrée 2005, ces étudiants sont logés :
En 2003, les résidences de la Sonacotra, devenue Adoma, ont aussi accueilli 29 étudiants, et 400 logements chez des particuliers sont proposés pour le logement étudiant sur l'agglomération. Selon le Centre régional des oeuvres universitaires (CROUS), la situation est tendue avec 2300 demandes sur les sites de Jacob-Bellecombette et du Bourget du Lac, pour une capacité de moins de 900 places à la rentrée 2005. Néanmoins, grâce à l'offre proposée en résidence privée, en logement social ou par des particuliers, l'ensemble de la demande de logement étudiant a été satisfaite à la rentrée universitaire 2006-2007. Par ailleurs, la demande émanant d'étudiants en couple semble être satisfaite dans la mesure ou le CROUS développe une offre en petit appartement et que cette demande, même si elle augmente, reste relativement peu importante. La capacité d'accueil pour les étudiants est donc satisfaisante en termes de volume. Plusieurs questions restent cependant posées :
33 Les deux TDS couvrent l'intégralité du territoire de Chambéry métropole, à l'exception de la commune de La Thuile, et incluent les communes de Bourdeau, Le Bourget-du-Lac et La Chapelle du Mont-du-Chat.
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