Mieux comprendre les données de la qualité de l'air
Les données que vous pouvez consulter ci-dessus sont fournies par l'observatoire de l'air en Rhône-Alpes.

L'échelle Atmo des indices de l'air est graduée de 1 à 10 : 1 correspondant à "très bon" et 10 à "très mauvais".
Les polluants surveillés sont des "indicateurs de pollution" dont la toxicité sur la santé ou les effets néfastes sur l'environnement sont connus et pour lesquels des techniques de mesure existent.
Il s'agit de :
- Dioxyde de soufre (SO2)
Le dioxyde de soufre est un polluant essentiellement industriel. Les sources principales sont les centrales thermiques, les grosses installations de combustion industrielles, l’automobile et les unités de chauffage individuel et collectif. - Les particules en suspension ou particules fines (PM10 ou PM2,5)
Les particules en suspension, communément appelées « poussières », proviennent en majorité de la combustion à des fins énergétiques de différents matériaux (bois, charbon, pétrole), du transport routier (imbrûlés à l’échappement, usure des pièces mécaniques par frottement, des pneumatiques…) et d’activités industrielles très diverses (sidérurgie, incinération…). (photo chauffage, chaufferie)
La mesure s’effectue sur les particules de diamètre inférieur à 10 µm (PM10) mais également sur celles dont le diamètre est inférieur à 2,5 µm (PM2,5). Les particules les plus fines sont essentiellement émises par les véhicules diesel. - Les oxydes d'azote (NO et NO2)
Le terme « oxydes d’azote » désigne le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2). Ces composés sont formés par oxydation de l’azote atmosphérique (N2) lors des combustions (essentiellement à haute température) de carburants et de combustibles fossiles. - L'ozone (O3)
L’ozone n’est pas directement rejeté par une source de pollution, il n’est donc pas présent dans les gaz d’échappement des véhicules ou les fumées d’usine. Il se forme par une réaction chimique initiée par les rayons UV du soleil, à partir de polluants dits « précurseurs », les oxydes d’azote et les composés organiques volatils. - Le monoxyde de carbone (CO)
Il provient de la combustion incomplète des carburants et autres combustibles. Le trafic routier représente la majorité des émissions de monoxyde de carbone. Les zones de garages, tunnels, parkings, ainsi que les habitations pénalisées par un mauvais fonctionnement d'appareils de chauffage sont particulièrement touchées par ce type de pollution primaire. Le monoxyde de carbone (CO) est un précurseur du dioxyde de carbone (CO2), gaz à effet de serre.
> Plus d'informations sur ces polluants sur le site atmo Rhône-Alpes
(rubrique L'air en question / polluants et réglementation / carte d'identité des polluants)