
Avant la création du SIAURC en 1957, seules deux communes – Chambéry et Challes-les-Eaux –, bénéficient d’un réseau d’égouts satisfaisant. Le syndicat n’aura de cesse d’améliorer la collecte et l’assainissement des eaux usées de l’agglomération chambérienne en construisant un réseau adapté et une station d’épuration des eaux usées.


La question de la collecte et du traitement des déchets est, avec l'assainissement, à l’origine de la création du SIAURC. Le ramassage des ordures ménagères est assuré à partir de 1963 par les services techniques de la ville de Chambéry dans l’ensemble des communes du syndicat. La collecte devient sélective en 1995. En 2001, le personnel de la collecte passe de la ville de Chambéry à Chambéry métropole.


Les stations de traitement des eaux usées et des déchets, mises en service en 1964, sont les premières grandes réalisations du SIAURC. L’usine de traitement des déchets (au premier plan) réduit les ordures ménagères grâce à un broyeur à marteaux. Son activité cesse en 1977 avec la construction d’une usine d’incinération sur le même site. La station de traitement (au second plan) épurait les eaux usées des communes du syndicat dans les trois bassins de décantation. Les boues issues de la station étaient mélangées aux ordures ménagères pour produire du compost jusqu'au milieu des années 1970. Elle sera agrandie et modernisée en 1975 puis en 2000.


Dès le début des années 60, le syndicat se préoccupe de la question de l’eau potable. Le puits des Iles, situé à la Motte-Servolex, est le premier réalisé par le SIAURC. Mis en service en 1970, il complète le dispositif existant constitué par le puits Pasteur, le puits Joppet et plusieurs réservoirs. Le SIAC, qui succède au SIAURC, prend la compétence « Eau potable » en 1978. Il construit ensuite d’autres ouvrages, dont le puits de Saint-Jean-de-la-Porte, inauguré en 1995.


Afin de protéger le lac du Bourget, dont la pollution s’accentue, le CISALB (créé par le SIAURC et le SILB en 1972) engage dès 1974 d’importants travaux d’assainissement avec la construction de la galerie de rejet des eaux épurées au Rhône, sous la chaîne de l’Épine. Les eaux traitées des stations de Chambéry et d’Aix-les-Bains sont ainsi rejetées hors du bassin versant du lac du Bourget. Cette galerie ne sera mise en service qu’en 1980, en raison de nombreuses difficultés techniques.


Petit à petit, le syndicat intercommunal se préoccupe de questions diverses, qui entreront au fil des années dans ses compétences. L’organisation des transports urbains dans l’agglomération chambérienne est par exemple prise en compte par le SIAURC dès 1966. Le syndicat fixe alors la politique générale des transports mais le service reste organisé par des transporteurs privés. C’est en 1979 qu’est créé le STAC, au moment où le syndicat prend la compétence « Transports en commun ». La gestion du STAC est alors déléguée à une société privée. Actuellement, en plus des transports en commun, la politique cyclable et les services à la mobilité font également partie des missions de l’intercommunalité.
